samedi 20 août 2011

La confrontation se poursuit entre Israël et Gaza

                                                                           




La confrontation armée entre Israël et les groupes radicaux palestiniens de Gaza s'est poursuivie samedi, sur fond de crise diplomatique sérieuse entre l'Etat hébreu et l'Egypte après le rappel de l'ambassadeur égyptien à Tel Aviv.
Des activistes de la bande de Gaza ont lancé 19 engins contre le sud d'Israël, faisant trois blessés, tandis qu'Israël ripostait avec des raids aériens et des tirs de char, selon des sources israéliennes et palestiniennes.
«Une première roquette a touché une maison de l'agglomération d'Ashdod, causant des dégâts mais sans faire de blessé. Un seconde roquette est tombée dans une zone inhabitée, entre des dunes, blessant trois personnes», a déclaré une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri.
Les blessés, dont deux sont grièvement touchés, sont des jeunes travailleurs palestiniens clandestins en Israël, a précisé la porte-parole. Ashdod est située à 30 km de la bande de Gaza.
Depuis 48 heures, une trentaine de roquettes et d'obus de mortiers ont été tirés de la bande de Gaza, selon un décompte israélien.
A Gaza, au moins trois Palestiniens ont été blessés, dont un grièvement, dans des frappes aériennes israéliennes sur le nord de l'enclave samedi, selon les services d'urgence locaux.
Un char israélien a également tiré deux obus contre une cible non identifiée à l'est de la ville de Gaza, selon des sources palestiniennes.
Au total, 14 Palestiniens ont été tués et plus de 40 blessés lors de raids aériens contre la bande de Gaza depuis une série d'attaques anti-israéliennes jeudi dans le sud d'Israël (8 morts), près de la frontière égyptienne.

Appels à la vengeance


Ces représailles ont visé en particulier une organisation paramilitaire de Gaza, les Comités de résistance populaire (CRP), qu'Israël accuse par Israël d'être responsable des attaques de jeudi, ce qu'il a nié.
Des appels à la vengeance ont été lancés lors des obsèques des victimes des frappes israéliennes, dont un garçon de 5 ans.
Dans la nuit de vendredi à samedi, l'aviation israélienne a «visé deux tunnels terroristes et une cache d'armes dans le sud de la bande de Gaza, ainsi qu'un site d'entraînement terroriste au nord», selon un communiqué militaire.
Les tirs de roquettes contre Israël ont été revendiqués par les CRP, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).
La Ligue arabe a annoncé une réunion d'urgence dimanche pour discuter de la situation dans la bande de Gaza après la reprise du cycle de violences entre Israël et Gaza.
Et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour stopper les raids israéliens sur Gaza
L'Autorité palestinienne a jusqu'à présent observé le silence sur les attaques d'Eilat.
Sur le front diplomatique, les responsables de la diplomatie israélienne tenaient samedi des consultations après la décision de l'Egypte de rappeler son ambassadeur en Israël pour protester contre la mort de cinq policiers égyptiens à la frontière lors des attaques de jeudi dans le sud d'Israël.
Il s'agit de la première crise diplomatique entre les deux voisins depuis la chute en février du régime de Hosni Moubarak, un partenaire d'Israël.



Vives tensions entre l'Egypte et Israël

                                                                                       




L'Egypte a décidé, dans la nuit de vendredi à samedi 20 août, de rappeler son ambassadeur en Israël pour protester contre la mort de cinq de ses policiers à la frontière avec l'Etat hébreu. 

C'est la première crise diplomatique entre les deux pays depuis la chute en février du régime de Hosni Moubarak.

"L'Egypte a décidé de rappeler son ambassadeur en Israël jusqu'à la présentation d'excuses officielles" par l'Etat hébreu, a indiqué la télévision égyptienne.

Le gouvernement égyptien avait demandé "des excuses officielles israéliennes" à l'issue d'une réunion de sa cellule de crise dans la nuit, selon l'agence égyptienne MENA.

"L'Egypte demande des excuses officielles israéliennes", a affirmé le gouvernement dans un communiqué.

C'est la deuxième fois que l'Egypte, premier pays arabes à avoir conclu la paix avec Israël en 1979, rappelle son ambassadeur en Israël.

Le Caire avait rappelé son ambassadeur en Israël en novembre 2000 pour protester contre "l'usage excessif de la force" par Israël contre les Palestiniens après le déclenchement de la deuxième Intafada.

"L'Egypte est capable de défendre ses frontières"

En Israël, des consultations étaient en cours sur la décision égyptienne, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Selon la télévision, l'Egypte a également "dénoncé les déclarations irresponsables de certains responsables israéliens", sans autre précision.

Cité par l'agence égyptienne, le ministre de l'Information Oussama Heykal a affirmé que cinq policiers ont été tués à "l'intérieur du territoire égyptien en raison d'un échange de tirs entre les forces israéliennes et des éléments armés à l'intérieur des territoires israéliens".

Le gouvernement a affirmé dans son communiqué que "l'Egypte est capable de défendre ses frontières et d'assurer la sécurité dans le Sinaï".

"A bas Israël !"

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi soir devant l'ambassade d'Israël au Caire en demandant l'expulsion de l'ambassadeur israélien.

Rassemblés devant l'immeuble jouxtant celui de l'ambassade, les manifestants scandaient : "Sinaï, Sinaï. A bas Israël, le peuple veut que le drapeau [israélien] soit descendu, l'ambassadeur dehors !"
Le Premier ministre égyptien Essam Charaf avait affirmé dans un message publié sur sa page officielle sur Facebook que "le sang de l'Egyptien est trop cher pour être versé sans réponse".

"Notre glorieuse révolution a eu lieu pour que l'Egyptien puisse regagner sa dignité à l'intérieur comme à l'extérieur, et ce qui était accepté dans l'Egypte d'avant la révolution ne le sera plus dans l'Egypte d'après la révolution", a-t-il ajouté.

L'armée, qui détient le pouvoir depuis la chute de l'ex-président Hosni Moubarak en février, a affirmé vendredi dans un communiqué qu'elle faisait "une évaluation globale des derniers évènements qui se sont produits dans le Sinaï aux frontières est de l'Egypte, et réagira de la manière adéquate aussitôt terminée l'enquête sur ce qui s'est passé".

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