jeudi 11 août 2011

Tsonga-Federer : les retrouvailles!

                                                                                   




Après son exploit du côté de Wimbledon, Jo-Wilfried Tsonga croise une nouvelle fois Roger Federer, ce jeudi, pour une place en quarts de finale à Montréal.
 Roger Federer est prévenu. «Les gars qui disent que je suis leur idole, moi, je m'en méfie, lance le Suisse dans L'Equipe du jour. Je sais ce que j'ai fait à Sampras à Wimbledon.» Et il sait aussi ce que Jo-Wilfried Tsonga lui a fait, bien sûr.

Le 29 juin dernier, dans son jardin anglais, l'ex-numéro 1 mondial avait dû, on s'en souvient, rendre les armes après avoir mené deux manches à rien. 
Une première pour lui en Grand Chelem. Un revers cruel. Qui lui en rappelle un autre.

 «J'ai perdu deux matches (en six confrontations, ndlr) contre lui que je n'aurais jamais dû perdre. Le premier ici, en quarts de finale, en 2009, où je mène 5-1 dans la manche décisive (score final 7-6 [5], 1-6, 7-6 [3]), et le second à Londres, où je me suis fait avoir.»

Avec Roger, on redescend sur terre


Un résultat qui avait consolé le Manceau après un début de saison en demi-teinte. Un stage à Las Vegas dans les jambes - notamment -, et le 16e joueur mondial délivre deux matches solides face à Fabio Fognini (6-4, 7-6 [0]) et Bernard Tomic (6-3, 7-6 [5]) au Québec. De quoi le rassurer avant son rendez-vous avec le Suisse ? 

«Avec Roger, on redescend sur terre. Ça reste le meilleur joueur de tous les temps» glisse-t-il. Un refrain connu ?

Un adversaire qu'on ne présente plus et qui fait ce qu'il faut, sans plus, pour son entrée en lice contre le local Vasek Pospisil, 155e et invité par les organisateurs.  

 Un adversaire qui n'oublie rien. «A Wimbledon, ça été service-coup droit tout le temps.» Une partition sans fausse note à base de cocktails explosifs. Le trentenaire a digéré. Et se sent prêt pour de nouveaux défis. Jo-Wilfried Tsonga est prévenu. 



Un film sur Ben Laden fait des remous aux États-Unis

                                                                                     




Pour retracer la traque des forces spéciales américaines, la réalisatrice Kathryn Bigelow a pu s'entretenir avec de hauts responsables du Pentagone. Les Républicains regrettent cet accès privilégié et dénoncent un coup de communication de la part d'Obama.

Le Pentagone et Hollywood joueraient-ils aux liaisons dangereuses ? Oui, à en croire certains républicains américains, qui s'offusquent du projet actuellement mené par la réalisatrice Kathryn Bigelow, oscarisée l'année dernière pour son film Démineurs.

 Au coeur de la discorde : un film retraçant la traque de Ben Laden, pour lequel l'équipe du film aurait pu avoir accès à certains éléments classés secret-défense.

Pour l'écriture du scénario, la réalisatrice et son scénariste, Mark Boal, ont en effet pu s'entretenir avec certains hauts responsables du Pentagone, comme Michael Vickers, un ancien paramilitaire de la CIA et membre des forces spéciales, aujourd'hui sous-secrétaire à la Défense pour le renseignement.

 Un accès trop privilégié, aux yeux de certains républicains, qui craignent notamment que des détails du raid mené en mai dernier contre l'ancien chef d'al Qaida puissent avoir été révélés.
Peter King, président de la commission de la Sécurité intérieure à la Chambre des représentants, vient ainsi très solennellement de demander l'ouverture d'une enquête auprès de l'inspection générale du Pentagone et de la CIA.

Une démarche qui étonne à la Maison Blanche, cette dernière ayant l'habitude de collaborer avec des réalisateurs pour délivrer des conseils techniques où mettre à leur disposition du matériel militaire ou des bases.

 Récemment, le Pentagone a ainsi été consulté pour la saga Transformers ou encore Iron Man 2. «C'est une pratique courante», explique ainsi Phil Strub, en charge d'assurer la liaison avec Hollywood pour le département de la Défense. 

Pour son film Démineurs, qui dresse le portrait d'un démineur américain pendant le conflit irakien, Kathryn Bigelow avait d'ailleurs déjà pu s'aider de conseils en provenance du Pentagone.

Un coup de communication ?


«Nous ne parlons pas d'informations classifiées et j'aurais espéré, alors que nous continuons de faire face à la menace terroriste, que la commission de la Sécurité intérieure à la Chambre ait des sujets plus importants à gérer que de discuter d'un film», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

«Les informations les plus détaillées que nous avons dévoilées (...) sur ce raid ont été délivrées depuis ce podium», a-t-il affirmé face aux journalistes.

Mais la polémique ne s'arrête pas là. Le calendrier du film est également pointé du doigt par les républicains. Si, à l'heure actuelle, il n'est qu'en cours d'écriture, il est prévu qu'il sorte en salles en octobre 2012. Soit un mois avant l'élection présidentielle pour laquelle Barack Obama briguera un nouveau mandat.

L'élimination de Ben Laden constituant l'un des plus grands succès du président démocrate, il n'en fallait pas plus pour que ses opposants y voient une opération de communication de la part de la Maison Blanche.

Une accusation à laquelle l'équipe du film a tenu à réagir. Dans un communiqué, Kathryn Bigelow et son scénariste Mark Boal ont souligné que l'histoire couvrirait trois présidences successives des États-Unis : Bill Clinton, George Bush et Barack Obama, et ils ont assuré que leur film n'avait rien de partisan.

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